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Les salariés de l'AFPA envahissent la salle de réunion du CCE le 7 novembre.

La DG D'Artois sans réaction

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Cap Plein SUD IDF Septembre 2018

Edito

Résoudre le problème du chômage, c’est simple comme une déclaration présidentielle : il suffit de traverser la rue. Bon, d’accord, tout le monde se marre avec cette saillie et chacun peut y aller de sa caricature, parfois très drôle, pour illustrer cette sentence. Mais derrière ça, qu’a voulu dire notre président des riches (sans les guillemets) ? En fait, tout le fond de sa pensée : un boulot, tu le prends, ou bien tu es un parasite de la société qui ne souhaite que vivre à ses crochets. Et tant pis si ça n’a rien à voir avec tes aspirations de vie, et tant pis si ça n’a rien à voir avec ton MÉTIER.

Car c’est bien de cela dont il s’agit : détruire les métiers, et tout ce qui va avec, le geste professionnel, les pairs, la reconnaissance et le positionnement dans une société. Et l’AFPA, toujours volontaire pour servir de laboratoire social aux volontés de casse du même nom par le Ministère du Travail, a encore une fois répondu « présente ». Tout d’abord dans son service aux usagers et la dernière prestation proposée : « Prépa Compétences ». Tout est dans le titre, on ne cherche même plus à masquer la fraude. À l’AFPA, on ne prépare plus à avoir une qualification, un métier pour avoir un emploi. Non, juste une ou 2 compétences, de manière à être« employable ». Et qu’est-ce qui rime avec employable ? Jetable, vous répondrons le MEDEF et ses serviteurs du gouvernement. Mais c’est pas grave, puisqu’il suffira de préparer à de nouvelles compétences, pour être à nouveau employable : on a tous droit à plusieurs vies professionnelles, parait-il.

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Projet de Loi de Finances 2019 : 550 emplois en moins à l'AFPA en 2019 ?

Emploi Le ministère du travail voit, à nouveau, ses crédits reculer, passant à 12,23 milliards d’euros, contre près de 15,2 milliards dans le budget 2018 (– 19,38 %). Une diminution accentuée par le redécoupage de ses missions : sans ce changement de périmètre, les coupes auraient été moindres (– 13,64 %). Les principales baisses sont liées à l’extinction de mesures en faveur de l’emploi (notamment l’aide à l’embauche dans les PME). Sont également touchés les contrats aidés : rebaptisés « parcours emplois compétences », ils devraient se monter à 100 000 – auxquels s’ajoutent les quelque 30 000 financés par l’éducation nationale pour accompagner des élèves en difficulté. Le nombre d’agents employés par le ministère devrait être amputé de 233 (soit presque autant que l’an passé). La purge sera beaucoup plus sévère chez les opérateurs, tels que Pôle emploi ou l’Agence pour la formation des adultes (1 385 postes en moins).

Article paru dans "Le Monde" du 24/09/2018 https://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2018/09/24/budget-2019-quelques-gagnants-plusieurs-perdants_5359362_1656968.html

D'après des informations parues sur Europe1, les suppressions d'emploi s'éléveraient à 550 à l'AFPA  :

550 postes de moins à l'Afpa. L'Afpa, en difficultés financières depuis des années, voit elle aussi ses effectifs baisser, à hauteur de 550 ETP contre 396 en 2018.

: http://www.europe1.fr/economie/pole-emploi-800-postes-en-moins-en-2019-3763133 .

 

 

Projet Accord "droit à la déconnexion" : une fumisterie

Accord « droit à la déconnexion » : Non à ce texte qui laisse volontairement le champ ouvert à l’envahissement du travail sur les vies privées...

L’AFPA propose aux organisations syndicales de signer un accord sur le droit à la déconnexion.
Le projet de la direction de l’AFPA reprend toutes les « bonnes et creuses pratiques » :

  • Exemplarité des managers (….)
  • Respect  de l’équilibre vie privée et vie professionnelle
  • Optimisation des réunions
  • Bon usage des courriels
  • Formation et sensibilisation à l’usage raisonnable des outils numériques ».
  • Etc dans le blabla

On comprend mieux à la lecture de la fiche « droit à la déconnexion » (lien) de la “boîte à outils” de Solidaires combien cette approche qui délègue au salarié la responsabilité de sa pratique numérique est piégeante. A la façon d'un Cheval de Troie, les écrans connectés ramènent le travail dans la vie privée et rendent obsolètes les 35 h légales de travail hebdomadaire. D'ailleurs, selon les termes de l’accord, c’est bien le salarié qui est responsable de sa “sur connexion” ! (1)

L’objectif réel de la direction est double :

  • surtout ne pas couper une des sources du travail supplémentaire non payé,         
  • dédouaner l’AFPA devant les tribunaux, si jamais des salariés réclamaient.
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Déclaration des membres du CRE AFPA Picardie

Monsieur le Président,
L’embauche de plus d’une quinzaine de salariés en CDD pour le dispositif IEJ vient à l’encontre de tous les discours entendus dernièrement concernant les salariés en CDI en sous activité, voire sans activité.
Pourquoi ne pas avoir proposé à ces salariés en manque d’activité d’intégrer ce dispositif ? Ou plus simplement, pourquoi les avoir exclus d’emblée ?
L’AFPA ne devrait-elle pas privilégier une approche à moyen et long terme auprès de ses salariés et leur proposer une mobilité professionnelle ?
Dans l’esprit du législateur, la GPEC, telle que définie dans le Code du Travail, incite l’employeur à anticiper, à préparer ses salariés aux changements technologiques et économiques et de les former, de les orienter en conséquence. Pourquoi vouloir fermer toutes les opportunités à ces salariés ?
Ces faits sont la meilleure illustration du blocage de l’ascenseur social à l’AFPA évoqué à plusieurs reprises par les membres du CRE dans cette instance.

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Cap Plein SUD IDF Août 2018

Édito

L’été a été chaud, et pas seulement du point de vue de la météo. Si on en croit le journal « Le Monde » dans son édition du 28 juillet, il a fallu que l’État mette la main à la poche pour qu’on ait nos payes versées en juillet. Une fois encore, l’État a décidé de « sauver » l’AFPA, mais pour combien de temps ? Car cette technique qui nous laisse crever par asphyxie pour nous donner une gorgée d’oxygène au dernier moment, d’une part dégrade notre santé, mais surtout ne produit aucun bénéfice ni à court ni à long terme. Depuis le temps que l’État nous subventionne d’une manière déguisée ou d’une autre (plan 500 000, prépa compétences entre autres), ça lui revient quasiment aussi cher que du temps de la subvention (avant 2005), mais avec les résultats en moins sur la qualification des chômeurs et leur retour à l’emploi. Surtout que depuis tout ce temps, les Conseils Régionaux ont prouvé – toutes lignes politiques confondues - toute la considération qu’ils avaient envers « les plus éloignés de l’emploi » : rien à battre. Il suffit de voir le montant que le CRIF, Conseil Régional d’Ile de France, accorde à la formation AFPA dans son dernier appel d’offres : tout juste un peu plus du tiers de l’enveloppe qu’elle touche de l’État pour assurer cette mission (cf. Brèves de CRE).

La chaleur et la coupure estivales auront aussi permis au gouvernement de passer en loucedé la réforme de la formation professionnelle : le 1er août, la loi « Avenir professionnel » a été définitivement adoptée. Au programme : fin d’un crédit d’heures pour se former, mais en échange, chaque salarié bénéficiera d’un chèque formation, qu’il pourra dépenser comme il l’entend. Bon, c’est pas avec 500 € par an qu’il pourra avoir les mêmes formations qu’avec les 24 heures annuelles du CPF. Mais Pénicaud a tout prévu : « Lorsque le coût de cette formation est supérieur au montant des droits inscrits sur le compte [...] le compte peut faire l’objet , à la demande de son titulaire, d’abondements en droits complémentaires pour assurer le financement de cette formation. Ces abondements peuvent être financés notamment par :

1° Le titulaire lui-même ; … » (L.6323-4 Code du Travail)

Bref, chômeur en reconversion sera un nouveau signe extérieur de richesse.

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Affaire Téfal l’inspectrice du travail devant la cour de cassation

La Cour de cassation aura à se prononcer, le 5 septembre, sur la légalité de la condamnation de l’inspectrice du travail pour recel de violation du secret des correspondances et violation du secret professionnel.

Cette condamnation faisait suite à un dépôt de plainte contre X de TEFAL en avril 2015, le procureur d’Annecy ayant engagé des poursuites… contre l’inspectrice du travail ! Son crime ? Avoir étayé sa dénonciation par des emails compromettants échangés au sein de TEFAL, et entre TEFAL et l’administration, qui lui avaient été transmis par un salarié de TEFAL lanceur d’alerte, également poursuivi ; avoir mis en copie de sa saisine du CNIT les organisations syndicales de son ministère, qui l’ont aidée en lieu et place de sa hiérarchie défaillante.
Les enjeux de cette affaire sont importants pour l’ensemble des salarié-es, ils concernent l’indépendance des services de l’inspection du travail, l’exercice du droit syndical et le statut des lanceurs et lanceuses d’alerte dans une période où les droits et protections collectifs sont sans cesse remis en cause.

Dans cette affaire Téfal, ce sont l’inspection du travail, les organisations syndicales et les lanceurs d’alerte qui furent cloués au pilori pour avoir joué leurs rôles respectifs de garants de l’intérêt général.

Ce procès est aussi celui de la mission de l’inspection du travail, démantelée depuis des années par les gouvernements successifs et qui doit faire face aux attaques incessantes du MEDEF et du patronat à travers la mise en cause de ses agents, sans que le ministère du travail n’y trouve jamais rien à redire.

Compte-rendu CRE – Languedoc-Roussillon Juillet 2018

(lire la version PDF)

  • La mobilité contrainte, imposée comme règle de fonctionnement ?
  • Qualité du travail ou qualité de vie au travail ?

La mobilité contrainte imposée comme règle de fonctionnement ?

La défaillance avérée de nos dirigeants conduit à la faillite l’Afpa (près d’1 milliard de déficit en fin d’année), nos tutelles (ministère du travail et celui des finances) exigent de l’Afpa des mesures de gestion du personnel permettant de retrouver l’équilibre financier.
Fini le service public, fini l’espoir de travailler pour sortir les personnes en difficulté, maintenant il faut-être « rentable » pour payer l’incompétence des dirigeants. Désormais, tout formateur ayant moins de 6 stagiaires sera considéré comme un poids, une charge à supprimer du paysage.

La priorité de l'Afpa est d'alimenter la plate-forme de mobilité

Pour ce faire l’Afpa décide de fermer automatiquement ces formations afin de transformer les salariés en « sous-activité », en salariés « sans activité ».  En Auvergne-Rhône-Alpes 96 personnes sont concernées, 80 en Provence-Alpes-Côte- d’Azur. Combien dans les autres régions ?
Trois propositions d’emploi leurs seront offertes et en cas d’incompatibilité familiale ou professionnelle, ils seront licenciés.

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Compte rendu CRE Nord Pas de Calais Juillet 2018

Info du CRE NPDC de Juillet 2018 à BERCK

Point Information générale : les « AI » !!!

Quand certains d’entre nous ne savent plus ce que signifie « AI » ? Augmentation Individuelle. D’autres n’en connaissent même pas l’existence !

CLASSE

Femme

Homme

F + H

2 à 4

-

-

-

5

1

1

2

6

2

1

3

7

-

-

-

8

2

-

2

9

1

2

3

10

-

-

-

11

-

1

1

12

-

-

-

13

5

6

11

14

5

19

24

15 à 17

-

2

2

TOTAL

16

32

48

 

Oui les « AI » existent toujours, mais distribuées au compte-goutte et ce sont majoritairement les classes 13 et au-delà qui en profitent, ci-dessous, l’attribution nationale par classe (source : Rapport situation comparée F/H 2017).

50 % des AI pour les classes 14 alors qu’ils ne représentent que 3,95% des effectifs. 

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CCE du 13 juillet 2018 Communiqué SUD FPA aux salarié-e-s de l’AFPA

Alors que la Direction Générale cache aux élus et aux organisations syndicales du CCE les conséquences des orientations stratégiques sur l’emploi, le nombre de centres et le dispositif de formations, toutes les délégations, sauf SUD, ont accepté d’être consultées et de rendre un avis...après s’être toutes plaintes d’une consultation insincère et déloyale…

Rendre un avis c’était donner un « feu vert » à la Direction pour qu’elle puisse enclencher de manière irréversible son Plan d’entreprise dès l’automne.

Maintenant, le mal est fait.

Pourquoi avoir rendu un avis (l'avis positif de la CGC atteignant le comble de l'incohérence) alors que SUD FPA proposait une voie alternative (lire la déclaration SUD FPA du 13 juillet 2018) qui aurait contraint la Direction Générale à présenter les conséquences en terme d’emploi, de fermeture de centres et de GRN…et permettant au CCE de proposer d’autres solutions moins coûteuses pour le personnel.

Une voie alternative qui était pourtant en cohérence avec les déclarations des différentes délégations du CCE.

Lors de ce CCE extraordinaire du 13 juillet, les élus SUD FPA ont refusé de participer à cette consultation incompréhensible.

CCE du 13 juillet 2018 Déclaration SUD FPA

Déclaration de la délégation SUD FPA au CCE du 13 juillet 2018

Pour la délégation SUD FPA il n’est nullement question de participer en quelque manière à ce processus illégitime de consultation sur les orientations stratégiques et leurs conséquences sur l’activité et l’emploi. Pour les raisons suivantes.

La direction empêche le CCE de réaliser sa mission

L’article L2323-10 du code du travail dispose que chaque année le comité d'entreprise est consulté sur les orientations stratégiques de l'entreprise, définies par l'organe chargé de l'administration ou de la surveillance de l'entreprise, et sur leurs conséquences sur l'activité, l'emploi, l'évolution des métiers et des compétences, l'organisation du travail, le recours à la sous-traitance, à l'intérim, à des contrats temporaires et à des stages. Cette consultation porte, en outre, sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et sur les orientations de la formation professionnelle.

Le comité est consulté sur les orientations stratégiques et sur leurs conséquences sur l’activité, l’emploi…Et ces deux objets de la consultation sont indissociables. Comment en serait-il autrement lorsque la mission générale du comité est de permettre la prise en compte permanente des intérêts des salariés. Or l’intérêt primordial des salariés n’est-il pas d’abord et avant tout dans le contexte actuel d’un nombre de chômeurs très élevé de voir se développer l’emploi et/ou de ne pas perdre son emploi ? Dans le contexte actuel de l’AFPA, les orientations stratégiques dont l’un des objectifs est de mettre à fin à une catastrophe financière selon le document de la direction vont avoir de fortes conséquences sur l’emploi.

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Cahier revendicatif Solidaires

cahier revendicatif Solidaires

"Le système néolibéral  affaiblit progressivement le pouvoir politique (démocratie), au profit du pouvoir économique et financier (oligarchie). En favorisant ainsi le pouvoir de l'argent, on enlève au peuple toutes possibilités d'actions sur son destin. La démocratie devient virtuelle."
 
Syndicat SUD FPA Solidaires - Tour Cityscope, 3 rue Franklin -  93100 Montreuil -  01 48 70 52 18
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