Après « Prépa Compétences », l’AFPA déploie « Promo Incompétence »

Ça y est, c’est fait ! Le directeur de Stains, arrivé il y a tout juste 18 mois (24 avril 2017), fait ses valises. Faut dire, il était temps, plus personne ne pouvait le supporter, à commencer par la ligne managériale, celle du dessous, mais aussi celle du dessus.
En même temps, le gars avait pas chômé dans les conneries et autres actes de maltraitance envers les salariés. À son tableau de chasse :
• 2 licenciements
• 1 rétrogradation
• 3 démissions contraintes dont 1 manageuse de formation
• des avertissements en veux tu en voilà

#BALANCETONCOLLEGUE :
Avec une méthode qui lui est particulière : l’incitation à la délation des collègues les uns envers les autres.

Il commence par convoquer untel, et lui annonce qu’il n’est pas content, qu’un collègue est venu se plaindre de lui, qu’il a même fait des écrits (ce qui n’est pas vrai, mais plus c’est gros, plus ça passe). Untel se défend, nie, demande qui. Alors le directeur balance le nom. En réaction, Untel peut être amené à dire que lui aussi a vu des choses, et commence à raconter (le piège vient de se refermer). Le directeur ne dit rien, mais note, en enjolivant ou noircissant « sa » vérité. Ensuite, la pompe est amorcée, et il va voir les uns et les autres, avec cette fois une délation avérée, jusqu’à avoir « des renseignements » sur chacun qu’il utilisera au gré de ses humeurs, humeur toujours suspicieuse lorsqu’il s’agit d’évaluer les salariés du centre (jusqu’à se planquer dans les ateliers pour vérifier comment on bosse).
Ça, c’est pour la partie « management »

#BALANCETESOUTILS :
Parce que cette personne a une autre obsession : la sécurité ! Et effectivement, au premier abord, quoi de plus louable que de vouloir préserver la sécurité des biens et des personnes (quoique, vu le nombre de RPS qui se développent à Stains, on peut avoir des doutes sur la préservation de la santé des salariés).
Au delà de la participation obligatoire aux formations « manipulation d’extincteur » et « SST », ce directeur a fait le constat que, dès qu’on utilise un outil, ce qui est normalement le principe de la pédagogie à l’AFPA, alors il y a un risque de se blesser avec cet outil. Sa solution : supprimer les outils, de manière à supprimer les risques. Pas con, le mec !
Ainsi, les perceuses à colonnes et tourets à meuler (pour affuter les forets entre autres) ont ils fait le bonheur des ferrailleurs du coin. Depuis, les stagiaires qui doivent percer qui une tôle, qui un morceau de rail, doivent le faire avec une perceuse sans fil (bonjour la précision), avec des forets qui ne coupent pas (ben non, puisqu’on a mis les meules à affuter à la poubelle).
Ça, c’est pour la partie gestion de l’activité

#BALANCELATHUNEALAPOUBELLE :
Enfin, il faut parler de la partie gestionnaire économique.
Et prendre un exemple qui illustre le caractère « visionnaire et anticipateur » de ce directeur. Ainsi, le centre de Stains était historiquement un centre « Industrie », qui est passé, de décisions ineptes en décisions imbéciles, à un centre « bâtiment/Tertiaire service ».
Tel un vestige de cette époque, il ne restait qu’un atelier d’électriciens/techniciens de maintenance industrielle (GRN 144) avec ses équipements (outillage, appareillage et machines pédagogiques). Tout à sa préoccupation de marquer son territoire et laisser son empreinte, voilà pas que ce directeur a décidé, cet été, de vider l’atelier (pour ne rien y faire à la place, mais là n’est pas le sujet). Offre de reprise aux autres centres de formation (Creil, Meudon ou Mantes sont à un jet de pierre, mais d’autres encore seraient intéressés) ? Que nenni ! Poubellisation et qu’on n’en parle plus. Avec interdiction formelle faite aux formateurs électriciens encore présents sur le Centre de Stains de récupérer quoi que ce soit, outils, appareillage, etc. Le plus « drôle » (drôle étant une formule rhétorique), c’est que le centre de Gonesse, qui vient de récupérer le financement par le CRIF des formations « électriciens de maintenance », va devoir investir entre 20 000 et 30 000 € pour être au niveau d’équipement de feu l’atelier de Stains (dont une machine transfert qui avait coûté 120 000 Fr. à l’époque). Et encore plus drôle, c’est que le Centre de Gonesse se trouve à 6 km du Centre de Stains. Et la boutade ultime, c’est que ces 2 Centres ont le même directeur. Bravo !

#BALANCELESSALARIESAPOLEEMPLOI :
Malgré tout ça, ce directeur aurait pu rester encore un peu si 2 évènements n’avaient pas précipité son départ :
• son acharnement à virer l’Animateur Socio-Éducatif : 4 entretiens « préalables à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement » en l’espace d’1 an, toujours avec le même motif « La fiche emploi ASE date de 1999 et donc elle est périmée et donc vous aller faire ce que je vous
dis ». 4 entretiens disciplinaires, sans raison valable, pour finir par un cinquième : licenciement pour insuffisance professionnelle. Et tant pis si l’AFPA doit perdre en justice, l’ombre du harcèlement planant sur ce cas.

• sa gestion du personnel dans le cadre du projet de licenciements actuel. Ainsi, ce directeur a été parmi les premiers à convoquer les salariés et leur dire qu’ils étaient virés, les mieux considérés l’entendant leur dire qu’ils auraient 1 proposition de reclassement et rien d’autre.
C’est d’ailleurs ce fameux directeur, celui de Stains, qui a appelé un formateur de la région Rhône-Alpes, pour lui ordonner de venir à Stains, en lui rappelant que s’il refusait, alors il ne lui resterait plus que 2 propositions avant de prendre la porte (on sent tout le potentiel managérial).

Bref ! La coupe déjà bien remplie a dû déborder, au point que la directrice régionale a arrêté de le couvrir, ce qui se traduit par son départ de Stains …

… mais pas de l’AFPA. La note vient de tomber : « … par décision du COMEX, Etienne REGNAUD a été nommé Directeur Régional Centre Val de Loire. »
En gros, dans le même temps qu’on va virer des professionnels, ceux qui ont fait tourner la boite malgré tout, la directrice générale, Pascale D’Artois, offre son bâton de maréchal a un directeur qui a déployé l’éventail de ses (in)compétences.

C’est simplement scandaleux !

Et le pire, c’est que ce boulet supplémentaire (classe 15) ne sera pas là pour constater les conséquences de ses décisions. Ainsi, l’hébergement, dans lequel le directeur a peur d’aller seul, va se retrouver sans ASE. Dommage, car ça faisait bien longtemps qu’à Stains, on n’avait pas eu d’ASE capable de se faire respecter par les grands frères (et les petits) de la cité au coeur de laquelle le centre de Stains est implanté. Dommage, il va rater les départs d’incendie, les carreaux cassés à nouveaux, les alarmes qui se déclenchent et les dégradations des distributeurs de boissons.

La bonne nouvelle dans tout ça ? Le Ouuuuufffff de soulagement que les collègues de Stains ont poussé en lisant le message de son départ.

Si d’aucuns doutaient encore que le plus gros ennemi de l’AFPA, c’est sa direction, ceci devrait éclairer un peu plus leur réflexion.

Pour trouver un représentant SUDFPA-Solidaires en Ile de France
Paris : Martine GLEYZE Nanterre/Meudon/Plessis : François DUVAL
DRIF : Jean-Marc CELLIER Stains/Gonesse : Richard LALAU
Champs/Meaux : Nathalie LE VANNIER Créteil : Bernard BONNET
Évry-Ris/Lardy : Jean DUFAU Bernes / SOA : Pascal GRANDIN
SUD FPA Ile de France - 1 rue de la Citoyenneté - 93240 STAINS - http://sudfpa.net.

Novembre 2018

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