Analyse du CRE Languedoc Roussillon Septembre 2018

Bilan pas social ?

Inégalité homme/femme, inégalité CDD/CDI ?

Plan de formation : toujours jamais là !?

Le climat social n’a jamais été aussi anxiogène ?

Que faire ? Se taire ?

Bilan pas social

Régulier par sa médiocrité : toujours plus de salariés précaires pour moins de salariés en CDI. A ce jour, il ne reste plus que 6 postes à pourvoir en CDI pour toute l’Occitanie autant dire qu’il est quasiment impossible de passer d’un statut précaire à pérenne.

La direction n’a aucun indicateur permettant de mesurer l’engagement au travail (ça ne l’intéresse pas), la satisfaction du travail bien fait etc…

Pourtant les sujets récurrents qui nous pourrissent la vie ne manquent pas :

  • L’obtention des matières d’œuvre est sujette à des rapports infantiles avec la hiérarchie.
  • Formations vendues sans les ressources adaptées.
  • Modèles pédagogiques en changement permanent inadaptés aux stagiaires les plus en difficulté.
  • Suppression du temps pour discuter de son travail et confronter ses pratiques avec ses collègues ce qui entraine des conflits interpersonnels alors qu’il s’agit de conflits de critères de travail.

 

Inégalité homme/femme, inégalité CDD/CDI

L’Afpa se satisfait d’un écart de rémunération h/f : 10% de salaire et 14% pour l’AIB moyen au détriment des femmes.

Quant à l’inégalité CDD/ CDI c’est une catastrophe, les CDD sont toujours en productivité maximum sans un soupçon de reconnaissances financières. Nous arrivons à faire valoir leurs droits en termes d’horaires de travail à condition d’être tenace.

Ä Une réponse construite et collective s’impose.

Plan de formation : toujours jamais là !

En résumé, les formations sont destinées à l’adaptation au poste de travail, très rarement au développement de compétences souhaitées par les salariés en conséquence on note un taux important d’absentéisme récurrent sur ces formations … L’attitude de la direction régionale est cynique sur ce point : « nous dégageons des moyens financiers importants et les salariés n’y vont même pas »

Quelle est la véritable volonté de la direction au regard de ces plans de formation ?

Le climat social n’a jamais été aussi anxiogène

 

  • Attente interminable pour connaitre les formations référencées par le conseil régional (octobre) puis novembre pour les bons de commandes. On pourra juger alors le travail fait sous la responsabilité du DR.
  • Purge cachée par la direction mais annoncée par la ministre du travail : Muriel Pénicaud : moins 550 équivalents temps plein (ETP) en 2019 donc à minima 800 personnes physiques.
  • Une annonce tronquée !! Par 550 ETP, il faut entendre un nombre de personnes physiques largement supérieur !!
  • En effet, 2 personnes (physiques) occupant chacun un poste à mi-temps comptent pour 1 ETP ou encore 1 départ à la retraite au 1er janvier comptera pour 1 ETP, en juillet pour 0,5 ETP et au 1er décembre pour 0,08 ETP.
  • Attendons-nous à des départs massifs !! Qui prendra en charge leur travail, comment, à quel prix, pour en arriver à des burn-out toujours plus fréquents !!

Ce qui nous manque c’est la méthode choisie par les dirigeants.

 

  • Réunion des DR au siège fin août desquels on a exigé de signer une clause de confidentialité (la confiance règne). Il y a du « avoir du lourd » pour que cela soit secret.
  • Annonce par le CA de fermetures de GRN, de centres, suivie aussitôt des orientations stratégiques présentées en CCE et CRE.
  • Volonté de l’état exprimé clairement par Mme Pénicaud : former sur les compétences plutôt que sur les métiers.
  • L’affaire Benalla démontre les limites de ce raisonnement : certes ce monsieur a des compétences mais visiblement pas suffisamment pour exercer le métier. Autant le volontarisme, l’engagement sont importants, autant les règles du métier sont indispensables à intégrer.
  • Pour payer le moins possible ses salariés le MEDEF milite pour avoir des employés sans diplôme les plus malléables possibles, l’état complice de cette vision nous l’impose. Le doigt sur la couture nos dirigeants Afpaïen essaient de nous convaincre mais qui est dupe ?
  • Notre hiérarchie fait de même avec les activités « transverses », tout le monde peut tout faire (bien ou n’importe comment) et c’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui, on perd la reconnaissance alors que l’on veut rendre service.
  • Modification de nos modalités pédagogiques en développant les mix Learning, les formations dans les entreprises, les formations à distance etc…Certes c’est viable avec certains publics, mais pas pour notre cœur de métier que l’état à travers l’EPIC nous a demandé de prendre en charge : les plus éloignés de l’emploi.

 

Y a-t-il encore des « Macronistes » à l’Afpa ?

 

Que faire ? Se taire ?

 

Prisonnier de l’idéologie managériale : « être entrepreneur de sa carrière », responsable de sa situation professionnelle, le personnel sidéré cherche des solutions individuelles. Sauf que l’épée de Damoclès (bon de commande) risque d’interrompre violement l’activité ou qu’une réorganisation décidée par des dirigeants invisibles, inaccessibles détruisent ce qui s’est patiemment élaboré avec le temps, l’expérience.

Pour ceux qui « craquent » le sentiment de honte et de culpabilité les enferment dans la solitude, renforcée par le regard des collègues déstabilisés.

  • La politique d’isolement des salariés construite par l’entretien individuel met tout le monde en concurrence : diviser pour mieux régner.
  • La destruction systématique des collectifs de travail a fait voler en éclat les échanges de pratiques et le pouvoir d’agir sur l’organisation du travail.
  • Ces situations ne sont pas consensuelles, elles sont violentes et remettent en cause l’approche professionnelle de chacun. Nous ne sommes pas là que pour un salaire.
  • Sommes-nous aujourd’hui habités avec les mêmes raisons qu’aux premiers jours ? Ou par lassitude, avons-nous mis un mouchoir sur ce qui nous motive, ce qui nous parait important à faire dans notre vie afin de satisfaire des valeurs de partage, d’égalité, d’harmonie sociale, de transmission de nos savoir ?

N’est-il pas temps de se défendre collectivement ? D’affirmer nos valeurs ? D’investir et participer à un collectif avec des propositions construites ou à construire ? L’argument « ça ne sert à rien » est à revoir, quitte à changer de mode d’action. Ensemble, nous sommes largement capables de se faire comprendre, entendre.

Abandonner ce terrain, c’est accepter de se renier, se mettre une balle dans le pied.

 

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