La CGT et SUD ont décidé de ne pas signer l'accord de méthode. Pourquoi ?

  • Parce que signer cet accord de méthode, c’est accepter de facto le principe même de cette réorganisation imposée par les tutelles et les suppressions massives d’emplois qui en découlent, ainsi que les fermetures de centres annoncées.
  • Parce que signer cet accord de méthode, c’est accepter dès aujourd’hui les premiers départs de salariés (dans le cadre des congés sans soldes par exemple, sans aucune garantie pour eux), sans connaître l’issue de la procédure en cours, et sans avoir d’informations précises sur les impacts des micro-projets alternatifs dont nous parle la direction.
  • Parce que signer cet accord de méthode c’est donner un blanc-seing à la direction pour mettre en œuvre son plan (anti)social.
  • Parce que signer cet accord de méthode c’est aider la direction à combler les lacunes de son plan dont elle sait déjà qu’il ne passerait pas, en l’état, la barrière de l’homologation par la DIRECCTE, tant les éléments obligatoires sont absents ou viciés.
  • Parce que signer cet accord de méthode, c’est faire croire à tous les salariés que le projet de la direction serait crédible, et qu’en acceptant le sacrifice de collègues partis et de centres fermés, alors l’AFPA serait sauvée.
  • Parce que le retour à l’équilibre économique en 2020 et 2021 est irréalisable et pourrait provoquer la décision de fermer l’AFPA.

L'esprit nihiliste de la Cour des Comptes

Ajout de dernière minute : le premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud a présenté son rapport devant l'Assemblée nationale le 6 février puis devant le Sénat le 7. Sa présentation, identique devant les deux chambres, comporte un paragraphe spécial AFPA :

"L’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes, l’AFPA, fait l’objet de critiques du même ordre, elle qui a accumulé, entre 2013 et 2017, près de 508 millions d’euros de pertes d’exploitation. Les pouvoirs publics gagneraient, dans cette situation, soit à accompagner une réorganisation de grande ampleur de l’Agence, soit à envisager la reprise de ses activités par d’autres entités."

voir : sénat assemblée nationale

L’esprit nihiliste de la Cour des Comptes

Après janvier réservé aux dons, civilités et hommages, le début février est consacré aux règlements de compte. Le rapport de la Cour des Comptes est au rendez-vous de 2019.

La situation de l’AFPA y est analysée dans le tome réservé au suivi des recommandations précédentes, pour l’AFPA celles contenues dans le rapport de fin 2013, paru en janvier 2014.

L’AFPA n’est pas la bonne élève ; elle n’a pas suivi les recommandations et la Cour est obligée de la classer dans la catégorie « rouge alerte » des organismes défaillants [1].

Quelques lauriers

Le rapport commence en tressant quelques lauriers à l’AFPA : réussite aux titres professionnels, insertion professionnelle de stagiaires et ce dans des conditions difficiles, les stagiaires présentant majoritairement une faible qualification et donc plus éloignés de l’emploi, mise en place de parcours de formation personnalisés, programme HOPE ) .

Une « modification » de poste qui interroge !

 Oumpa loumpa

Oumla Poumla dans Charlie et la chocolaterie

Eloy et L’EPIC AFPA     Eloy et le CA de l'AFPA         Eloy à la DIRECCTE

Eloy Dorado, haut fonctionnaire travaillant à la DGEFP depuis 2015 vient d’être nommé[1] directeur régional adjoint des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) d’Île-de-France, responsable de l’unité départementale de la Seine-Saint-Denis.

L’intersyndicale gagne la première manche : la direction propose la négociation d’un accord de méthode

Les organisations syndicales représentatives refusant la liquidation de l’AFPA combattent depuis sa publication le projet de réorganisation de la direction et ont refusé d’entrer en négociation du plan de licenciements en découlant.

Le combat s’est engagé sur plusieurs fronts : le CCE informé des conséquences délétères de ce plan de réorganisation a saisi la justice pour que l’Etat remplisse ses obligations de tutelle. La presse se fait d’ailleurs l’écho de la saisine de la justice administrative par l’avocat du CCE, Fiodor Rilov. L’IC-CHSCT va saisir la justice pour obliger la direction à protéger la santé des salariés. Les organisations syndicales représentatives ont rencontré le directeur de cabinet de la ministre Pénicaud, Antoine Foucher, suite à la forte mobilisation de salariés le 6 décembre 2018.

Toutes ces actions commencent à porter leurs fruits.

SUD FPA ne négociera pas la liquidation de l’AFPA

Comme chacun sait, la direction a le projet de réorganiser l’AFPA en supprimant 1 541 postes, en modifiant 451 autres postes et en fermant 38 centres.

Cette nouvelle organisation ne s’accompagne pas d’un plan de développement de l’activité. La direction poursuit la même logique de baisse des charges de personnel entrainant une baisse de l’activité…conduisant tout droit à un second plan de licenciements dès 2021.

Pour pouvoir procéder aux licenciements prévus, la direction doit mettre en œuvre un Plan, plan appelé cyniquement Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE). Le code du travail rend possible la négociation entre les directions et les syndicats des PSE.

La direction de l’AFPA pensait que les syndicats allaient accourir à la table des négociations qu’elle proposait. Loupé ! Les 4 organisations représentatives ont dit à la DG, comme ils l’ont chanté le 6 Décembre de Montparnasse à Grenelle : « Princesse, ton plan, on n’en veut pas, princesse Bartois».

Depuis la direction relance désespérément les OS. Le président de l’AFPA a été appelé en renforts ! Convoquant les organisations syndicales, sous prétexte de les informer de discussions avec les Conseils Régionaux qui pourraient modifier à la marge le contenu du plan, il leur a fait miroiter la prolongation des délais de consultation en échange d’une entrée en négociation.

Prolonger les délais sans changer un plan voué à l’échec, comme le démontrent séance après séance le CCE et l’IC-CHSCT, ne sert strictement à rien ! Le président a même fini par menacer de démissionner ! Chiche, Gesnelay, du balai !

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Cahier revendicatif Solidaires

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"Le système néolibéral  affaiblit progressivement le pouvoir politique (démocratie), au profit du pouvoir économique et financier (oligarchie). En favorisant ainsi le pouvoir de l'argent, on enlève au peuple toutes possibilités d'actions sur son destin. La démocratie devient virtuelle."
 
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