Directeurs de centre : c’est le plan stratégique qui continue

Ainsi donc, la plupart des « nouveaux » directeurs de centre sont désignés. Ainsi, donc, on prend à peu près partout les mêmes[1] et on recommence.

Pourtant SUD FPA Solidaires avait mis en garde dès son arrivée le tout nouveau président de l’AFPA : « c’est bien d’avoir viré Caïlus Imperator, mais il ne faut pas vous arrêter là ». Rejoints par la CFDT, puis par la CGT, nous avons demandé à chaque occasion que les serviteurs zélés du plan stratégique soient écartés des responsabilités pour la mise en place du « plan de refondation ».

Manifestement, nous n’avons pas été entendus !

Donc ceux qui se sont appliqués à détruire les collectifs de travail, ceux qui ont généré de tels risques psycho sociaux qu’il aura fallu un « livre noir des conditions de travail » et une table ronde pour commencer à en parler, ceux-là même vont devenir les directeurs des centres AFPA refondés, ou plutôt sont chargés de les refonder. Les centres AFPA dont le retour devait marquer la rupture avec l’ancien régime. Les centres AFPA qui devaient être rétablis pour remettre de la cohésion dans les décisions et dans l’organisation du travail. Les centres AFPA refondés qui sont « la base du Plan de Refondation[2] »…

Quelle confiance les salariés peuvent-ils conserver à l’égard de cette direction qui les a « si bien » malmenés jusqu’à ce jour ? Quelle crédibilité surtout doit-on accorder à ce qui nous a été présenté comme l’ultime chance de sauver l’AFPA (« Il n’existe pas de plan B ») ? Qu’on ne vienne pas nous ressortir le couplet sur la loyauté et l’obéissance de l’encadrement, qui a fait ce qu’on attendait de lui et qui n’avait pas les moyens de s’y opposer. Ce type de discours a abrité les petites et grandes dérives…

Pour SUD FPA Solidaires, il est clair qu’il n’a jamais été question de refondation de l’AFPA. Après le projet d’activité présenté, qui se focalise sur le développement du marché privé à travers la formation des salariés victimes des plans de licenciement en cours et à venir (au prix du sacrifice de 60 années de pédagogie), le maintien en poste de l’encadrement « génération Caïla » le confirme : il s’agit bien du plan stratégique qui continue. La recette est la même, tout juste le président Barou y aura-t-il ajouté quelques pétales de rose, pour en changer la couleur.

Pour le goût, il reste amer.



[1] Par endroits, des changements, comme en Champagne Ardenne. Voir sur le site : direction-de-centre-carte-des-non-changements

[2] Comme le dit le Sésame spécial Plan de Refondation p 11