Analyse du CRE Septembre 2019 Languedoc Roussillon par SUD FPA

Promotion exceptionnelle avant travaux : un maxi DR pour le prix de trois minis.

Et oui ! Il y a du pain sur la planche, beaucoup de sujets récurrents nous pourrissent la vie sans solutions depuis bien trop longtemps :

  • Sur le lien distendu avec l’ingénierie, ex : changement de programme dont le nouveau contenu ne peut être intégré qu’après un ou deux ans de pratique.
  • Sur les durées de formation, majoritairement fortement réduites.
  • Sur les méthodes pédagogiques, contraire aux capacités d’apprentissages de certaines formations
  • Sur la certification, préparation des examens, qui doit chercher les jurys ? Etanchéité exigé avec les formateurs.
  • Sur les publics, des exigences de recrutement de stagiaires de plus en plus faible, trop de niveaux différents en même temps.
  • Sur les appels d’offres, d’une part il faut s’adapter à la proposition de ceux qui l’ont rédigé et de l’autre il faut préserver la qualité du travail des formateurs selon leurs exigences.
  • Sur l’accueil, l’intégration des Cdd, de plus en plus nombreux et de moins en moins accompagnés.
  • Sur les managers, ils ne sont plus une ressource pour la pédagogie, ils sont davantage concentrés sur la production plutôt que la formation.
  • Sur l’activité de gestion des assistant-e-s, Il y a les règles de gestions et la vie réelle : multitudes d’applications, logiciels obligeant les multiples saisies, le travail haché, peu de latitude décisionnelle croisée avec une forte contrainte psychologique.
  • Sur la condamnation des salariés : visés par les enquêtes de satisfaction ouavis sur la plateforme régionale associée à Pôle emploi (Anoteo). La succession de formateurs sur un même groupe, déstabilise toujours les stagiaires qui s’allient contre le dernier formateur et se plaignent aux financeurs puis sur ces plateformes (voir le rapport de médiation de l’Afpa page 9.)
  • Sur l’urgence, érigée en méthode de management. (Facteur RPS).
  • Sur le travail empêché, sentiment de ne pas pouvoir faire du « bon boulot » (Facteur RPS).
  • Sur le sentiment d’insécurité dans l’emploi (Facteur RPS).
  • Sur le manque d’autonomie, liberté décisionnelle (Facteur RPS).
  • Sur le conflit de valeurs,  la distorsion entre ce qui est exigé au travail et les valeurs professionnelles, sociales ou personnelles des salariés (Facteur RPS).
  • Etc…etc……etc…..

Dans la présentation de cette nouvelle organisation, rien ne traite de ce type de sujets, quelle en est la plus-value ???????

En ces temps de crise il est encore possible pour certains de changer de classe, de bénéficier d’une promotion exceptionnelle alors que ce sont les mêmes qui ont décidé secrètement en petit comité de supprimer, modifier l’activité de tous les acteurs de terrain ?? Tout en rajoutant une strate supplémentaire de management.

Ce constat est pour nous tous une évidence, ce ne doit pas être une fatalité, il est temps de s’organiser avant qu’il ne soit trop tard.

Management partagé entre deux centres

Les personnels de terrain ont besoin de managers de proximité puisque ces derniers ont la charge et la responsabilité de prendre les décisions inhérentes au fonctionnement de la production. Par soucis d’économie nos dirigeants déshabillent certains centres de leurs managers. Toujours sur la route, ils essaient de pallier comme ils peuvent mais n’arrivent pas forcément à remplir leurs missions, à leurs propres yeux comme à ceux de leurs subordonnés.

A Carcassonne nous constatons une baisse de 30% du chiffre d’affaires d’un surcoût dû à leurs déplacements équivalent à un salaire mensuel de manager.

Le DR se déclare impuissant à changer la situation et conseille aux salariés de ne pas venir solliciter les managers uniquement avec des urgences, il préconise de construire, anticiper les questions.

Sud lui a répondu que toute l’Afpa travaille dans l’urgence en permanence, les salariés de terrain subissent ce fonctionnement imposé depuis le siège.

A partir de ces constats et de qui nous a été présenté nous ne croyons pas à la crédibilité de ce plan de réorganisation. A minima nos revendications sont:

  • Les DR et le siège n’apportent pas de plus-value significative, une diminution de leurs coûts financiers et décisionnels s’impose.
  • Redonner à la production, au centre une vraie autonomie financière et décisionnelle.

Nos concurrents se passent de ces structures dirigeantes (théoriquement c’est 30% du CA), leurs prix de vente en sont beaucoup plus attractifs et ils remportent les marchés.

Pour les collègues terrain c’est la double peine :

  1. Notre structure fonctionne avec un management vertical déshumanisé.
  2. Que nous devons nourrir par 30% d’activité en plus.

Si ton atelier ne peut apporter la contribution à la structure, tu seras déclaré « non rentable » et ton poste sera supprimé par quelqu’un qui aura une promotion !

Est-ce des relations sociales correctes ? Doit-on laisser faire ? Ou place-t-on la limite ?

Le site : sudfpa.net 01 48 70 51 68.

Votre contact en région : 06 42 90 09 47.