Témoignage : colère d’une adhérente SUD FPA à la lecture de la communication de la CFDT AFPA sur la dernière réunion de l’IC-CHSCT


Vous avez peut être comme moi reçu aujourd’hui  un mail de Jean François Guerut sur l’IC-CHSCT, au nom de la CFDT. Comme depuis des mois maintenant , le message de son organisation syndicale c’est: « allez, finissons en, il faut que le PSE se mette en place », coûte que coûte, prêt à accepter tout et n’importe quoi, comme ce rapport établi cet été par la direction et un sous traitant (pour un coût de 180 000 €), rapport qui parle des conséquences du plan de transformation sur le personnel. Lisez le si vous en avez le courage et l’occasion, c’est édifiant….

Je voudrais simplement dire que ce discours est difficilement supportable pour ceux, qui comme moi, ont appris que leur poste était supprimé. Je pense à bon nombre de mes collègues du Puy en Velay (et oui car bien que « sauvé » il y a quand même 11 suppressions d’emploi au Puy !), je pense à mes collègues d’Aurillac dont le centre ferme, je pense à mes collègues de la DR Auvergne, je pense à mes collègues d’AFPA Transition, je pense à mes collègues de Roanne…..et tous les autres en France qui EUX n’ont pas le choix de partir à la retraite, ou en pré retraite ou de trouver un autre emploi suffisamment rémunéré. Quand vous avez plus de 50 ans (mais moins de 59) , et que vous vivez dans un bassin d’emploi compliqué, l’avenir est sombre….

Dire qu’il faut qu’on en finisse, c’est dire « allez, du vent, vous êtes de trop » car NON, il n’y aura pas de solution pour tous, pas pour nous au Puy qui sommes à 80 kms et plus d’un autre centre AFPA, loin de nos vies, de nos familles et de toute façon, les mobilités internes (professionnelles ou géographiques)  restent sujet à la décision de la direction. Donc dire qu’il n’y aura pas de licenciements, c’est FAUX. Et Écrire « vite qu’on en finisse » est une blessure infligée à tous ceux qui redoutent de perdre leur emploi.

Je peux comprendre que ceux qui ont un projet déjà concrétisé d’emploi ailleurs et de création d’entreprise soient impatients…Des congés sans solde sont accordés par la direction pour eux. Tant mieux.

Pour ceux, que l’on dit nombreux, qui pourront partir en retraite et ou en pré retraite, l’attente est peut être longue mais eux leur situation « après le PSE » est déjà réglée ! Ils ne sont QUE dans l’incertitude du QUAND ! alors que nous nous sommes dans l’incertitude du « qu’allons nous devenir après l’AFPA » ! Pour nous, chaque jour, semaine, mois passé, c’est une garantie de salaire et d’emploi…car après…..ce sera la plongée dans l’incertitude.

Enfin, au delà de tout cela, je rappelle que le combat contre ce plan est aussi un combat pour l’AFPA de demain, car il y a fort à parier que l’AFPA que vous, que nous prépare les dirigeants actuels gavés de gros salaires et de primes ( y compris en 2019 !!!) et accompagnés par de très coûteux sous traitants,  ne va pas avoir grand chose à voir avec l’AFPA dans laquelle j’ai aimé travailler, celle qui redonnait de l’espoir par la formation et la beauté du geste professionnel, celle où le travail avait un sens. C’est bien loin tout cela…On parle maintenant de Lean Management ou de zéro budget….Faut il VRAIMENT être si pressé d’aller vers cela ? L’AFPA ne mérite-t-elle pas mieux ? ceux qui vont rester, les plus nombreux, ne méritent ils pas mieux ?

Merci de m’avoir lu.