Le Journal de SUD en PACA Janvier Février 2016

Le temps de l’action en résistance est arrivé ! Les augmentations c’est toujours pour demain ! Ça suffit ! Demain c’est aujourd’hui !!

Les organisations syndicales de l’AFPA ont posé un ultimatum au DRH lors de la réunion d’ouverture de la négociation sur les salaires pour que la direction fasse des propositions à la hauteur des efforts consentis par les salarié(es) depuis des années. Les OS demandent une augmentation de 5 % de la masse salariale. L’ultimatum est fixé au 2 mars…. Et que l’on ne nous parle plus de chiffre d’affaires et d’excédent brut d’exploitation positif ! L’exploitation, c’est le personnel qui la subit !

Nouvelles du CRE

Le personnel de Cannes, a envahi la séance plénière du CRE de janvier pour exprimer à travers une série de doléances, la médiocre gestion suite aux dégâts causés par les inondations d’octobre 2016, leur mécontentement et leur sentiment d’abandon.

Après avoir lu la déclaration sur l’état des lieux du centre, le personnel a invité les membres du CRE ainsi que les représentants régionaux, le DRH et Directeur des Services et Moyens Généraux, à une visite des locaux.

Au CRE de février, la direction a annoncé avoir procédé à une partie des travaux de réfection du centre de Cannes, ainsi qu’à l’embauche ou la publication des postes laissés vacants. Moins d’un mois après l’intervention des salariés du centre en CRE, les décisions sont prises et les solutions trouvées : chaudière et portail réparés, véhicule de service remplacé, commandes en cours validées et passées, remplacement du grillage prévu en mars, devis pour le nettoyage réalisé. Niveau remplacement du personnel, tout s’accélère. Un logisticien approvisionneur est recruté en CDD, pour l’entretien du centre un ouvrier est embauché en renfort pour un mois, le remplacement de la secrétaire de direction est en cours sur un reclassement médical.

Le DR confirme la création d’un poste de directeur sur le centre afin dit-il, de pouvoir être plus proche du terrain.

SUD ne partage pas son engouement pour les postes hiérarchiques, et reste vigilant pour que la situation de souffrance du personnel de Cannes ne serve pas de prétexte pour placer les amis sur des promotions.

Il annonce aussi que le dossier financier pour la création du centre stratégique hôtellerie est en cours de bouclage. Pas de démarrage avant fin 2017. Il faut que l’AFPA soit propriétaire du centre, ce qui devrait être avec l’EPIC. Là non plus, SUD ne partage pas l’enthousiasme de JL Leclech.

Les élus CGT et FO ont voté le renouvellement de la carte COS, la CFDT n’a pas participé au vote. SUD a effectué un sondage auprès d’un échantillon du personnel, cadre et non cadre, dans 3 centres de la Région et à la DR. Nous avons recueilli 77% de non sur le renouvellement de la carte. SUD a voté en fonction des souhaits du personnel.

SUD souhaite aussi une autre répartition de la participation des agents sur les chèques vacances et les voyages. Actuellement, elle se fait sur une base cadre / non cadre. SUD juge cette répartition non équitable, favorisant les personnels les mieux rémunérés. SUD souhaiterait que soit mis en débat, en commission ASC, la possibilité d’une répartition en fonction du salaire ou du quotient familial. SUD demande aussi que les chèques vacances soient étendus aux personnes bénéficiant des œuvres sociales pour les enfants. SUD rappelle que la situation financière des salarié(es) est de plus en plus difficile. Cette aide pourrait permettre à des familles ne pouvant voyager avec le CRE, de pouvoir aussi profiter d’activités sociales et culturelles.

JJ Leclech a confirmé que le marché Pôle Emploi sur les CSP est gagné sur la Région Provence et la Région Côte d’Azur. Cependant, à AFPA Transition, les conditions pour cdiser les conseillères en CDI de chantier restent confuses et pourraient ne pas profiter à nos collègues. SUD regrette la façon dont ces personnes ont été prévenues : un mail collectif pour les informer d’un entretien préalable à licenciement.

Nous apportons notre soutien à nos collègues, brutalisées par la direction, dans l’attente d’un avenir incertain (préavis de 3 mois à partir du 1er mars).

Renouvellement du Conseil Régional, La Région effectue un droit d’inventaire pour toutes les actions en cours, y compris la formation réalisée par l’AFPA. JL Leclech dit ne pas pouvoir obtenir un rendez-vous pour l’instant mais se veut rassurant. Le marché 5 du PFA est toujours en cours et ne devrait pas subir d’impact… Pour l’appel d’offre du marché 6, si appel d’offre il y a, devrait prendre du retard et repousser le démarrage des formations au mieux en octobre… Malgré tout, JL Leclech annonce un CA 2016 en augmentation de 10% sans embauche de personnel et avec une Matière d’œuvre et Petit Outillage en baisse… le plan 500000 doit nous sauver… SUD attend les conditions de mise en application pour se prononcer.

SUD a aussi rappelé, par une déclaration, l’obligation de publication des postes en recrutement suivant les accords du 4 juillet 96. Cette obligation n’est pas respectée en PACA, qui a une fâcheuse tendance aux petits arrangements entre amis.

  • Cannes 

Suite aux inondations du 3 octobre dernier, le personnel du centre de Cannes a retroussé ses manches pour remettre le centre en état. Nous remercions d’ailleurs ceux qui ont pu se joindre à nous pour nettoyer les bâtiments sinistrés lors des journées organisées par la direction.

C’est en janvier que le personnel commence à gronder car des dysfonctionnements relevés auprès de la direction restent sans réponse :

Pas de chauffage, plus de portail, plus de cantine, pas de nettoyage de fond, plus de grillage sur un côté du terrain, plus de voiture de service, pas de remplacement des collègues parti(es)

Les IRP n’ayant pas de réponse, le personnel a solidairement écrit une déclaration et décidé d’envahir la séance plénière du CRE qui se déroulait sur le site le 21 janvier. Le personnel a proposé ensuite une visite du centre avec les membres du CRE.

La Direction Régionale, à travers son représentant, le DRH, s’est engagé à mettre en place de l’appui sur le centre (entre autre, le recrutement d’un directeur pour Cannes).

Le DC a reçu le personnel pour l’informer que tout est en cours de résolution.

Le personnel compte bien refaire le point courant mars. Il a eu le sentiment d’être abandonné par la Direction alors que, fin 2015, il a produit 400000 heures.

  • Marseille St Jérôme

Le personnel est inquiet sur la mise en place du dispositif GEDOS et son incidence sur l’organisation du travail, nouvelles tâches administratives qui s’ajoutent à une liste déjà bien longue. Il est d’ailleurs demandé aux Managers de Formation d’accompagner les formateurs dans la démarche.

Un mouvement de grève reconductible d’une heure par jour a lieu au centre depuis le 23 février pour la titularisation en CDI d’un agent sur le poste de formateur en CIP.

Il n’y a plus de médecin du travail sur place.

  • Marseille la Treille

Le Directeur quitte le centre pour prendre la direction de la DIIP de Toulouse au 1er mai. Cette nouvelle inattendue a surpris tout le monde. Qui va lui succéder ? Les paris sont ouverts, avec quand même une certaine appréhension de la part du personnel. Dans la foulée, nous apprenons le départ de deux managers de formation sur les trois que compte le centre. L’une prend la direction de l’équipe Conseil en Formation et l’autre rejoint la direction régionale, le 1er mai aussi… Grand nettoyage de printemps sur le centre stratégique.

Comme prévu avec le passage en 2015 d’une partie de l’activité de formation sur le SIEG, les chiffres sont en forte baisse : démarrage tardif, difficultés à remplir les 1ères sections, formations arrêtées fin mai (fin du PFA) pour ne reprendre que début octobre etc… Le directeur régional, qui pourtant lors de différents CRE, avait porté et défendu vigoureusement le projet SIEG, affirmant que la baisse d’activité qui en résulterait au démarrage ne saurait être un problème, pointent aujourd’hui les mauvais résultats !

  • Direction Régionale

L’effectif s’alourdit de nouveaux arrivants, pas tous logés à la même enseigne. De nouvelles missions fleurissent sans attendre le printemps et bien sûr sans publication sur Agora.

  • Istres

Plan guide : les déménagements continuent. Le pôle auto a été livré mais n’est pas exempt de défaut. Un gros déménagement au bâtiment administratif est prévu avec le déplacement  de la moitié des personnes du bâtiment. A Istres, même les salariés migrent !!

Pôle métaux : de gros problèmes d’évacuation de fumées et de sécurité. Une visite des locaux et un CHSCT extraordinaire sont prévus.

Migrants : sur les 22 personnes arrivées fin janvier, 11 sont parties dès le week-end suivant (probable retour sur Calais). Le centre est engagé pour l’accueil des réfugiés en provenance de la « jungle » de Calais jusqu’au 31 mars (fin de la trêve hivernale). A partir d’avril, le centre n’accueillera plus que des réfugiés statutaires en provenance de Syrie.

Le projet de loi El Khomri,

S’appuyant sur le rapport Badinter, notre ministre du travail (qui ne connaît pas les règles de renouvellement des CDD) a décidé d’élaguer le code du travail, s’engouffrant dans la voie de la libéralisation du marché, osant ce que Sarko lui-même ne s’était décidé à faire.

Ce projet, s’il venait à se concrétiser, pourrait avoir quels impacts sur notre vie au quotidien à l’AFPA ?

La durée du travail :

Le dispositif du forfait jours (principalement les cadres) peut être étendu à tous les salarié(es), la modularisation du temps de travail, la limitation des durées de repos obligatoires (11 h par tranche de 24 h) pourront être fractionnées et la baisse de rémunération des heures supplémentaires possible par un accord d’entreprise…

Pour nous, une menace sur les RTT et des congés pris en fonction des pics d’activité. A quand la mise en place de formation en deux équipes ? Le fonctionnement sur une plus grande amplitude horaire.

Travailler plus pour gagner moins :

La baisse des salaires et la modification de la durée du travail peuvent être actées par un simple accord dérogeant aux accords collectifs en vigueur. La loi facilite les licenciements individuels et collectifs en cas de transfert d’entreprise. Des mesures de compétitivité (baisse des salaires entre autre) peuvent être imposées par référendum avec un vote des salarié(es). « L’existence d’un accord d’entreprise permettra désormais de licencier celui qui refuse les nouvelles clauses de l’accord, non plus au titre du licenciement économique mais pour « motif personnel », un motif de licenciement qui donne accès qu’à des droits minimum »1

L’indemnité prud’hommale sera plafonnée en fonction de l’ancienneté.

Vous connaissez tous la situation économique de l’AFPA…. Avec cette loi, la direction pourra diminuer les salaires (pour rappel : NAO 2016=0) et augmenter la durée du travail à 39 h. Si on considère que l’EPIC et la SCIC seront des entreprises différentes, la possibilité de licencier les personnes ne voulant pas être transférer sur la SCIC est ouverte. Que dire du référendum ? Entre faire des concessions pour les salarié(es) ou subir une menace de licenciement, la porte est ouverte pour toutes les pressions. Combien de plans de redressement ont été conduits et se sont traduits par des licenciements massifs ? Contre cette attaque des droits collectifs des salarié(es), c’est ensemble que nous devons réagir.

Non au recul social, signez la pétition en ligne

https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci/responses/33590

 

7 mars 2016 10:47 Publié par